Les 10
premières heureuses observations d’une Parisienne en Californie, hihi
1. La
vie en bleu
En Californie, et contrairement à Paris, tout
le monde se dit Bonjour ET se sourit même sans se connaître : au
supermarché, dans la rue, dans le stade, le long de la plage….
Non pas possible !
Si, si, parce qu’en Californie les gens sont
plus heureux ! Et Toc !
Je vous pose l’équation :
- Soleil
= Vit D = Sourire = Bonheur
Ou bien
- Week-end ou 5 pm = Plage = Mer = Bonheur
En somme, le Parisien est un anti-californien ;)
Comparons visuellement les 2 city/cultural motivational posters :
Paris : J ‘aime Rien je suis Parisien ... OK...
2. Supa
kale
Tellement populaire que je me dois de le/la séparer
des autres observations…
Teaser : la Laitue classique ou la
Romaine croquante c’est « has been » ou trop 2013.
Ah Bon ?
Un-hun (à
l américaine) - En 2014, tu manges du « Kale » ; et dans les
grands hotels on t’amène une Kale Ceasar Salad. So chic.
O-Kale* ?
( *supa
joke ! )
3. L’omniprésence
du sport
En Cali, tu passes facilement la moitié (pour d'autres les 3/4...) de ton temps en jogging et – contrairement au Parisien – ce n’est pas
une tenue « pyj » ou faussement sportive pour faire genre j’y-vais-p’ètre-dans-2heures,
mais un vrai style de vie « près pour n’importe quelle activité ».
La Cali c’est un terrain de jeu ;)
4. La
vue précède l’action
Telle la terrasse qui t’appelle à l’apéro à
Paris, ici, c’est la mer et ses rouleaux qui t’appellent au surf.
Envie de détente à la sortie du bureau à Paris
et de se taper une planche mixte-verre de rouge comme les veinards déjà
assis ?
Ici les veinards, ce sont les surfeurs déjà sur ta vague - donc stat de vagues avant départ, confirmation
visuelle en truck le long de la côte qu’il y a pas trop de monde, coup de wax
sur planche et hop à Rincon Beach pour aller rejoindre les autres amateurs de ...planche !
5. Home
Sweet Car
Aller d’un point A à un point B en
marchant comme à Paris? Que nenni !
Ta voiture tu prendras même pour aller au coin
de la rue.
Ton GPS te guidera – oublie de compter combien
de temps ca va te prendre pour aller de Parmentier à Trinité en BUS ou plutôt
en Métro– Tu arriveras à destination grâce à la voix suave de ta meilleure amie
artificielle ; dans le calme, et l’harmonie.
Oui, sans courir vers le métro ou le bus qui s’en
va, sans casser son talon, cracher ses poumons ou sentir les aisselles de son
voisin....
AHHH ! Merci Scarlett !
Je dois tout de même admettre que
l’utilisation de la voiture en cali (voire aux US) est assez paradoxale… En
effet, en Cali, tu prends ta voiture pour ne pas marcher vs à Paris où tu marches pour pas prendre ta
voiture…
Vous voyez ?
6. L’adresse secrète n ‘existe pas
En Cali, on ne se vente pas de savoir où est
le meilleur bo-bun ou burger fier comme un pan savant (mylittle paris // http://www.youtube.com/watch?v=eUKTxrLf5b4)
; on t’y emmène simplement pour s’y goinfrer
plein d’onomatopée et d‘acquiescements enfantins comme la découverte d’un
trésor lipidien.
( shhh… In ‘n’ Out pour les burgers…)
7. A True
foodie
En Californie, tu deviens « vegan- food -
calorie expert » en 2 semaines. Véridique.
Après, la découverte du kale comme le touriste
de base ( j’assume #2) , tu découvres vite après 2 semaines de butinage
culinaire qu’ un simple repas (n’importe où) te fait prendre 945 calories min. dans l’assiette
en découpant le taux de Protein / Carbohydrates / Sodium / Fat / Cholesterol/ Sugars
ect… – évènement qui ne se passe quasi jamais quand tu manges un steak frites à
la brasserie avec tes collègues ou un croque vite fait avant le théâtre.
Bref, ton intelligence nutritionnelle quadruple,
que dis-je plafonne au top niveau !
No-BS food for me please, thanks !
n.b : malheureusement l’awakening
nutritionnel vient un peu après une prise de poids non désirée tellement tout
est « fat » …
8. Contraction
dans la décontraction
En Californie, on aime les choses simples et
rapides à la fois. Pas de prise de tête.
Du coup, donner un «rendez-vous » à
quelqu‘un au resto est un jeu d’enfant intraduisible ;)
« C u @ CPk @ 6 ! » soit « See
you at California Pizza kitchen for Dinner @ 6 pm. »
Au début, on se sent inculte ( CP-quoi ?
IHOP-quoi ? ), mais après on prend le
pli très vite…et on se dit avec un sourire en coin que ce n’est pas possible d’
importer le concept à Paris….
Imaginez: « On se rejoint au
BR » ; « rdv station CLH ok ? »
Wût ?
9. Le
yoga passera par toi.
Pas fan de sport ? Le yoga c’était pas
adapté à tes horaires à Paris ?
Ici, aucune excuse, il y a des centres à
plusieurs coins de rue (enfin de blocks), tout le monde se ballade dans le
supermarché avec un tapis roulé sous leur aisselle* ou à leur épaule.
Il est donc temps et/ou indispensable de faire
de même pour s’immerger dans cette culture ma foi plutôt portée vers le bien-être "holistique" ; et de chanter pied
nus, l'œil espion, en choeur avec le prof en début de cours pour
appeler les chakra de la flexibilité - loin des mondanités parisiennes …
...Bon pour
sculpter son bikini body quand même
aussi ! ;)
*impossible
de résister
10.
Last but not least : La Fashion police n’existe plus.
Comment ? Un leggings bleu foncé avec
des bottes marron et un haut noir ? Non mais tu as couché où hier ?
Bah dans mon lit justement, en Cali.
Le matin, tu glisses dans ton leggings
tout-terrain, chausse en fonction du ciel, enfile un tee ou un tank whatever-happens
et rajoute 2 Cali essentiels : lunettes de soleil et un bon coupe-vent ou
hoodie. That’s it my friend !
Bon, il m’arrive de trouver une écharpe baladeuse
pleurnicheuse surement laissée par la Fashion police pour rééquilibrer le
patchwork de couleurs, mais « naaa ! » (à l
américaine encore) même les dernières
traces ou touches que Karl met dans mon sac ne m’émeut plus ; Beauty is
inside my friend !
La Fashion Police en Cali est l’enfant pauvre
de la Body Police !
preuves : ta prof de yoga en bonnet de laine troué (?!?), mixte de fringues 68
& Ultra moderne (yuk!!)… tellement d autres exemples que le confort règne sur
l’art visuel.

